Quelques éclairages sur la discipline...

           Selon certains, l’Ostéopathie se limite aux soins des os en se référant, non sans raison, à l’étymologie (du grec OSTEOS, os  et PATHOS, maladie). Selon Andrew Taylor Still, fondateur de la discipline, il aurait emprunté le mot aux indiens, faisant ainsi de cette discipline non seulement une « méthode » de soins, mais aussi une philosophie.
 
            Pour faire simple, il s’agit en fait d’aborder la vie, de questionner le corps, en respectant certains principes ou préceptes. Ainsi en va-t-il de la libre circulation du flux sanguin. Toute partie du corps mal vascularisée sera mal oxygénée. Son fonctionnement s’en trouvera alors perturbé.
 
            Cela me permets d’en arriver à la prédominance du fonctionnel sur le positionnel. Je m’explique : prenons en exemple un quelconque niveau vertébral. Seule la mobilité, le bon fonctionnement de la vertèbre est important. Elle peut paraître « de travers » à la palpation (position) et se révéler d’une mobilité parfaite et harmonieuse (fonction).
 
            D’autre part, l’Ostéopathie impose de garder à l’esprit que le corps est un tout, une unité. Chaque partie fonctionne pour et par l’ensemble. Le bon praticien doit tout inspecter en sachant ce qu’il devrait trouver, tant en qualité qu’en quantité. Il corrigera alors juste ce qui est nécessaire et laissera faire l’homéostasie, c'est-à-dire le pouvoir du corps à s’autoguérir.
 
            Une petite précision me semble importante à apporter ici : le structurel (« faire craquer » vulgairement) n’est qu’un des outils du praticien. Il a à sa disposition une pléiade d’autres armes pour combattre la maladie, qui s’attaque au corps. Cela lui confère un champ d’action beaucoup plus vaste que le simple « cracking », permettant alors, en établissant systématiquement un diagnostic précis, d’aborder des pathologies aussi complexes que les coliques, les ulcères à l’estomac, …. Si sa main éduquée connaît parfaitement son travail. Pour cela, elle aura dû apprendre l’anatomie en détail, la biomécanique, mais surtout être capable de sensations fines suite à un long apprentissage.
 
            Le praticien compétent saura aussi avouer que la vie dépasse parfois ses compétences (ou connaissances) et orienter alors le patient vers le vétérinaire, puisque sa méthode, d’abord différente de la même pathologie, est souvent un complément indispensable pour un haut niveau de soin.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Pour finir, une jolie citation d'Andrew Taylor Still, qui résume bien :
 
 
« Trouver la santé devrait être l’objectif du docteur.
 
   N’importe qui peut trouver la maladie.
 
   Il devrait faire la  grande ronde parmi les sentinelles et  vérifier si elles sont endormies, mortes ou si elles ont déserté leurs postes, permettant à l’ennemi de s’introduire dans les camps.
 
   Il devrait visiter TOUS  les postes.
 
   Avant de sortir pour faire ses rondes, il devrait connaître l’emplacement de chaque poste et la valeur de l’approvisionnement dont il a la charge, qu’il s’agisse de plomb, d’obus, de nourriture, d’habillement, d’armes ou de toute chose utile à une compagnie ou une division. »
 
 
 
 
 
 

 

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